Là-bas si j’y suis : « Taha, notre journaliste, brutalisé et arrêté lors d’un reportage »

0  -  Article mis à jour le 14 juin 2019

« Faire simplement votre boulot de journaliste au pays de Castaner et Macron fait de vous un suspect, si ce n’est un délinquant. » Voilà comment la rédaction du site Là-bas si j’y suis analyse l’arrestation, suivie d’une mise en garde à vue, d’un de ses journalistes, Taha Bouhafs, lors d’un reportage.

« Notre journaliste était envoyé là pour couvrir l’occupation de l’agence Chronopost d’Alfortville par des travailleurs sans-papiers intérimaires. Le Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry-sur-Seine a indiqué qu’un de leurs camarades, Christian, avait également été arrêté par les forces de l’ordre », précise la rédaction, qui ajoute que le journaliste a été « brutalisé ».

« Ce n’est pas la première interpellation abusive que subit Taha Bouhafs. Son rôle dans l’affaire Benalla et la répétition de ces intimidations policières nous fait nous demander s’il n’est pas particulièrement ciblé », ajoute Là-bas si j’y suis.

Un rassemblement de soutien est organisé ce mercredi 12 juin à 18h, devant le commissariat d’Alfortville (Val-de-Marne).

A lire sur le site de Là-bas si j’y suis.

Mise à jour :

La garde à vue de Taha Bouhafs a été levée ce 12 juin dans l’après-midi.

Selon Le Parisien, « il sera convoqué au tribunal de Créteil le 25 février pour les faits d’outrage et rébellion ».

De son côté, l’Humanité écrit que le journaliste, qui « souffre d’un déboîtement de l’épaule », a « déposé plainte pour violences commises en réunion par personnes dépositaires de l’autorité publique » et qu’un « arrêt de travail de trois mois lui a été prescrit ».

Lire l’article sur le site du Parisien.

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