Communiqué de la CGT
Les derniers chiffres du chômage publiés par la Dares et France Travail pour le 4e trimestre 2025 confirment une dégradation nette de la situation de l’emploi, en cohérence avec la poursuite des annonces de plans de licenciement massifs (Cap Gemini, Société Générale, Bosch etc…). Elle intervient alors même qu’une nouvelle négociation s’ouvre pour réduire les droits au chômage des signataires de ruptures conventionnelles, qui représentent 20% des allocataires (Unédic 2025).
Le nombre de personnes totalement privées d’emploi (catégorie A) atteint 3,35 millions, en hausse de +6,8% sur un an.
En effet, en France (hors Mayotte), 5,75 millions de personnes sont inscrites à France Travail en catégories A, B et C, soit +4,8 % sur un an. Le nombre de personnes totalement privées d’emploi (catégorie A) atteint 3,35 millions, en hausse de +6,8% sur un an (1). Au total, on compte 6,5 millions de personnes inscrites en catégories A, B, C, D, E, sans compter les nouveaux inscrits allocataires au RSA, CEJ (Contrat d’engagement jeune) et RQTH (Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé), du fait de la loi soi-disant «plein emploi»!
Jeunes: la fin de l’apprentissage débouche massivement sur le chômage
Les chiffres sont particulièrement préoccupants pour les moins de 25 ans:
- +17,1% sur un an en catégories A, B et C,
- +23,6% sur un an pour les jeunes en catégorie A, sans aucun emploi.
Cette augmentation spectaculaire révèle l’effet de masque que représente l’apprentissage sur la précarité des jeunes.
Seniors: des fins de carrière toujours fragilisées
Les chiffres font également apparaître une hausse plus modérée du chômage des seniors sur un an. Cette évolution confirme néanmoins les difficultés persistantes en fin de carrière, dans un contexte où le recul de l’âge légal de départ à la retraite, désormais bloqué à 62 ans et 9 mois, retarde l’accès à la retraite sans garantir le maintien dans l’emploi.
Pour la CGT, l’urgence est à la protection et non à la restriction
Face à la hausse du chômage révélée, la CGT réaffirme que:
- Réduire les droits à l’assurance chômage ne créera pas d’emplois,
- Les salariées privées d’emploi et en particulier les jeunes ont besoin de débouchés professionnels et de droits à l’indemnisation, pas de sanctions,
- Les politiques menées sur l’emploi et les retraites alimentent la précarité plutôt qu’elles ne la combattent .
Les chiffres du chômage qui viennent de paraître appellent un changement de cap!
La négociation assurance chômage doit répondre aux réalités sociales, et non servir d’outil comptable au gouvernement!
Montreuil, le 29 janvier 2026.
(1) La catégorie A correspond aux demandeurs d’emploi n’ayant pas travaillé dans le mois, la catégorie B entre 1 et 78 heures et la catégorie C plus de 78 heures.
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