Communiqué du SNJ-CGT Radio France
Voyant venir le naufrage lamentable d’une commission d’enquête qu’elle a initié pour l’instrumentaliser, l’extrême-droite n’a plus aucune limite dans l’insulte et la diffamation des journalistes de l’audiovisuel public. Jeudi 19 février, lors de l’audition des directrices de France Inter et France Info, Céline Pigalle et Agnès Vahramian, et du directeur éditorial de Radio France, Vincent Meslet, le député RN Laurent Jacobelli a de nouveau transformé cette commission en tribunal inquisitorial en se livrant a une violente attaque ad-hominem contre une journaliste de la rédaction de France Inter, accusée d’avoir réalisé un reportage sur la plateforme de rap Grünt et ses prises de positions contre l’extrême-droite, allant même jusqu’à réclamer le licenciement de notre collègue.
Le député RN Laurent Jacobelli a violemment attaqué une journaliste de France Inter, qui a réalisé un reportage sur la plateforme de rap Grünt et ses prises de positions contre l’extrême-droite, réclamant même son licenciement.
Accusation immédiatement reprise sur les réseaux sociaux du député, livrant ainsi nommément une journaliste en pâture aux commentaires haineux. C’est ignoble!
Au passage il s’en est pris une nouvelle fois de façon mensongère à Patrick Cohen pour ses chroniques sur le meurtre de Crépol. Nora Hamadi a elle aussi été nommément visée de façon totalement fallacieuse par le rapporteur Charles Alloncle. Le SNJ-CGT apporte tout son soutien à ces collègues contre ces accusations aux relents nauséabonds de maccarthysme.
Sur le terrain, les effets de cette campagne de dénigrement exposent déjà les journalistes de nos rédactions à des réactions de plus en plus agressives. Des insultes, des crachats… Il faut à tout prix dire stop avant que cette violence ne monte encore en intensité. Nous attendons de nos directions des réactions à la hauteur de ces attaques, qu’elles rendent coup pour coup, sur le terrain judiciaire s’il le faut.
Cette campagne de dénigrement expose déjà les journalistes de nos rédactions à des réactions de plus en plus agressives. Des insultes, des crachats…
Ces charges ciblées, nominatives et diffamatoires, répétées jusqu’à la nausée, visent une seule chose: nous intimider et nous pousser à ne plus faire de reportages, d’enquêtes, d’analyses qui « emmerdent » le RN, pour reprendre les mots de Laurent Jacobelli. Ne lui en déplaise, nous continuerons à faire, autant que nous le pourrons et autant que nécessaire, des sujets qui dérangent aussi bien l’extrême-droite, la droite, la gauche ou le pouvoir, parce que c’est notre travail, notre liberté éditoriale et le vrai sens du pluralisme.
Paris, le 20 février 2026.