Communiqué du SNJ-CGT
La séquence médiatique qui a suivi la mort de Quentin Deranque a été l’occasion d’un véritable naufrage.
La séquence médiatique qui a suivi la mort de Quentin Deranque a été l’occasion d’un véritable naufrage.
Ce samedi 21 février à Lyon, nous avons pu suivre en direct une marche où des saluts nazis ont été vus dans le cortège, où des injures racistes et homophobe ont été entendues et où les journalistes ont été empêchés de circuler librement sur la voie publique. Le SNJ-CGT dénonce ces entraves à la mission d’informer des journalistes.
Par ailleurs, quand le service d’ordre appelle les manifestants à se taire parce qu’il y a des caméras, c’est uniquement pour cacher le vrai visage de l’extrême-droite.
Les débats en plateau ont euphémisé la portée politique de la banalisation d’un courant violent et haineux, tout en associant, au mépris du travail d’enquête, un parti politique tout entier à la responsabilité du drame qui a conduit à la mort de Quentin Deranque.
Les débats en plateau ont euphémisé la portée politique de la banalisation d’un courant violent et haineux, tout en associant, au mépris du travail d’enquête, un parti politique tout entier à la responsabilité du drame qui a conduit à la mort de Quentin Deranque.
Il est indispensable de rappeler que l’extrême-droite est un courant politique hostile à la démocratie, caractérisé par des idéologies et des positions nationalistes, autoritaires et xénophobes.
On y retrouve souvent une filiation personnelle ou idéologique avec des mouvements fascistes ou autoritaires passés.
Plusieurs médias utilisent le terme d’extrême-droite, comme Le Monde ou Libération, bien que les expressions varient, avec des termes comme «identitaire» ou «nationaliste». Mediapart parle de «néofasciste».
Rappelons que les militants d’Audace sont d’authentiques fascistes: cagoules, croix celtiques, fumigènes…
L’AFP écrit que «selon le groupe « nationaliste-révolutionnaire » lyonnais Audace, Quentin Deranque était un de leurs « sympathisants », après avoir été membre du mouvement royaliste Action Française à Vienne.»
Rappelons que les militants d’Audace sont d’authentiques fascistes: cagoules, croix celtiques, fumigènes… Ils se revendiquent du «nationalisme blanc» et dénoncent la «droite parlementaire et sioniste». L’Action française est un mouvement antirépublicain, raciste et antisémite.
Nemesis a pour principale activité l’instrumentalisation de faits divers pour attribuer aux immigrés la responsabilité des violences sexuelles, et pratique l’agitation contre des mouvements de gauche.
Nemesis est par ailleurs souvent décrit comme un «collectif identitaire». Mediapart utilise le terme de «femonationaliste». Ce groupe a pour principale activité l’instrumentalisation de faits divers pour attribuer aux immigrés la responsabilité des violences sexuelles, et pratique l’agitation contre des mouvements de gauche. Selon Streetpress, plusieurs de ses membres ont été collaboratrices parlementaires du député RN Romain Baubry.
Tous ces groupes sont ouvertement xénophobes. Ils prônent la haine raciale et promeuvent le suprémacisme blanc.
Tous ces groupes sont ouvertement xénophobes. Ils prônent la haine raciale et promeuvent le suprémacisme blanc.
Le terme d’ultradroite n’est pas une définition politique mais une classification administrative et policière en France. Il caractérise une mouvance représentée par des groupes ou groupuscules radicaux qui agissent de façon souvent violente et anti-démocratique.
Reprendre ce terme semble au minimum maladroit sans décrire au plus près les actions de ces groupes, leurs revendications identitaires, néofascistes, néonazies, etc., et sans préciser qu’ils prônent une idéologie d’extrême droite.
La mort de Quentin Deranque a été un catalyseur d’une instrumentalisation politique féroce. Dans ce contexte, les terminologies médiatiques revêtent une importance fondamentale.
Le SNJ-CGT soutient les journalistes qui doivent se battre au quotidien dans leurs rédactions contre les narratifs que l’extrême-droite cherche à imposer.
Montreuil, le 23 février 2026.