Communiqué commun*
Depuis 18 ans, l’État d’Israël, qui mène une politique coloniale, maintient un blocus strict sur la bande de Gaza et mène, depuis plus de 28 mois, une guerre d’une extrême violence contre sa population. Durant cette période, des citoyennes et citoyens du monde entier ont tenté à plusieurs reprises de briser ce blocus afin d’apporter aux Gazaouis une aide humanitaire et un soutien politique.
Aujourd’hui, plus de 80% des infrastructures de Gaza — habitations, commerces, écoles, universités, hôpitaux, cliniques, installations agricoles et lieux de culte — sont détruites. L’économie est à l’arrêt et la situation sanitaire est extrêmement grave.
Aujourd’hui, plus de 80% des infrastructures de Gaza — habitations, commerces, écoles, universités, hôpitaux, cliniques, installations agricoles et lieux de culte — sont détruites. L’économie est à l’arrêt et la situation sanitaire est extrêmement grave. Les maladies se propagent sans possibilité de soins adéquats, faute de médicaments et d’équipements. Malgré les efforts pour reconstruire tant bien que mal, les structures hospitalières restantes ne peuvent faire face à l’ampleur des besoins. L’aide humanitaire, pourtant indispensable, n’entre que de manière très limitée.
Bien qu’un cessez-le-feu ait été annoncé en octobre 2025, les habitants de Gaza continuent de mourir sous les bombardements et les tirs israéliens, mais aussi à cause de l’effondrement de bâtiments endommagés ou des conditions de vie dramatiques, marquées par la faim et le froid. Le bilan humain est terrible: plus de 70 000 morts officiellement recensés, un chiffre finalement reconnu par Israël et, selon plusieurs spécialistes de la démographie en temps de guerre, un nombre réel probablement bien supérieur. On compte également près de 200.000 blessés et des dizaines de milliers de personnes toujours portées disparues sous les décombres.
Le bilan humain est terrible: plus de 70.000 morts officiellement recensés, un chiffre finalement reconnu par Israël et, selon plusieurs spécialistes de la démographie en temps de guerre, un nombre réel probablement bien supérieur.
Après plus de 70.000 tonnes de bombes larguées par l’armée israélienne, le déblaiement et la reconstruction prendront des années et nécessiteront des moyens considérables. Par ailleurs, l’armée israélienne continue d’occuper une grande partie du territoire de Gaza, tandis que les Palestiniens, déplacés à de multiples reprises, tentent de survivre dans les ruines ou dans des camps de tentes surpeuplés, privés des services sanitaires et médicaux les plus élémentaires.
Des horreurs qui continuent de se jouer à huit clos, le gouvernement d’extrême droite israélien empêchant l’accès à la bande de Gaza à la presse internationale au mépris du droit à l’information et la liberté de la presse. Par ailleurs 261 journalistes et travailleurs des médias palestiniens ont été tués par Israël depuis le 7 octobre 2023, selon le décompte de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), faisant du territoire palestinien l’endroit de loin le plus meurtrier au monde pour la presse sur cette période.
Israël empêche l’accès à la bande de Gaza à la presse internationale au mépris du droit à l’information et la liberté de la presse. Par ailleurs, 261 journalistes et travailleurs des médias palestiniens ont été tués par Israël depuis le 7 octobre 2023, selon le décompte de la FIJ.
Dans ce contexte, Donald Trump a présenté un projet qui viserait de facto à vider Gaza de sa population pour transformer ce territoire en zone économique lucrative et touristique, tout en exploitant les ressources gazières offshore. Un gouvernement intérimaire de technocrates, qu’il présiderait à vie, serait chargé de l’administration et de la reconstruction. Les Palestiniens de Gaza, jamais consultés, se verraient ainsi une nouvelle fois privés de tout contrôle sur leur avenir.
Une telle situation constitue une violation flagrante du droit international, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, des droits humains et du droit humanitaire, ainsi que des lois de la guerre. La CGT n’a cessé de dénoncer cette situation. Fidèle à son engagement pour la justice et le respect du droit, elle s’oppose à l’usage de la force au service de la politique coloniale d’un Etat accusé par plusieurs ONG internationales de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et même de génocide.
Fidèle à son engagement pour la justice et le respect du droit, la CGT s’oppose à l’usage de la force au service de la politique coloniale d’un Etat accusé par plusieurs ONG internationales de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et même de génocide.
C’est pourquoi nos organisations ont décidé de rejoindre les initiatives citoyennes des flottilles maritimes qui, à plusieurs reprises, ont tenté d’acheminer de l’aide vers Gaza et qui s’apprêtent à reprendre la mer au printemps. Cette démarche est pour nous un acte politique de solidarité avec un peuple soumis à la colonisation et à l’oppression.
Il s’agit d’affirmer le droit des Palestiniens, à Gaza comme en Cisjordanie occupée, à vivre dignement, à accéder à la liberté, à la santé, à l’éducation et à un avenir pour leurs enfants, ainsi que leur droit à vivre sur leur terre et à y retourner. Nous apporterons également une aide humanitaire, certes modeste face à l’immensité des besoins, mais qui constitue un geste de solidarité utile face au dénuement du peuple de Gaza , à un moment où les États et les médias, après s’être brièvement tournés vers Gaza, semblent à nouveau détourner le regard.
Des dizaines de bateaux venus du monde entier vogueront vers Gaza pour rappeler que les valeurs de solidarité et d’humanité demeurent les seules capables de porter un espoir de paix.
Par cette initiative, nous voulons aussi interpeller les gouvernements et les pousser à assumer leurs responsabilités, à dénoncer et à agir enfin. Des dizaines de bateaux venus du monde entier vogueront vers Gaza pour rappeler que les valeurs de solidarité et d’humanité demeurent les seules capables de porter un espoir de paix.
Nos organisations appellent ainsi les structures de la CGT à contribuer financièrement à l’achat de bateaux afin de soutenir cette initiative. La tradition internationaliste de la CGT, son engagement constant en faveur du peuple palestinien, du droit international et de la paix trouveront, à travers cette campagne, une nouvelle occasion de s’exprimer.
Pour soutenir la flottille et participer à la solidarité: https://www.payasso.fr/udcgtnord/solidarite-palestine
* CGT Nord, CGT Nord Pas-de-Calais, CGT Paris, CGT Yvelines, CGT Seine-Saint-Denis, CGT Commerces et Services, CGT Services publics, SNJ-CGT.
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