Michel Lucas, le patron de presse qui « fait peur » à ses rédacteurs

0  -  Article mis à jour le 28 août 2017

Enquête sur l’un des plus grands empires médiatiques de France.
Son nom ne vous dit probablement rien. Rien de surprenant : le patron du plus grand groupe de presse régionale française est un homme discret. Michel Lucas serait à l’origine de la censure d’un documentaire de Canal+ sur le Crédit mutuel, qu’il dirige. Au sein de son propre empire médiatique, nul besoin de coups de fil intimidants pour faire régner l’ordre. Le zèle de rédacteurs en chef intimidés par ce patron rugueux y suffit

Michel Lucas n’aime pas faire la une. Il préfère posséder les journaux. Rarissime dans les médias, l’homme a pourtant fait parler de lui la semaine passée : il serait à l’origine de la censure d’un documentaire sur une filiale du Crédit mutuel. Pour empêcher la diffusion d’une enquête embarrassante pour la banque qu’il dirige, Michel Lucas aurait passé un coup de fil à son ami Bolloré, actionnaire principal de Canal+.

Lucas a la double casquette de patron du Crédit mutuel et de patron de groupe de presse

Un rapport à la liberté d’expression qui a de quoi laisser songeur sur le climat qui doit régner à l’intérieur de ses propres journaux. Car Lucas a la double casquette de patron du Crédit mutuel (où il s’apprête à passer le flambeau) et de patron de groupe de presse. Il est même l’un des plus grands tycoons français en nombre de titres détenus. Le nom de son empire : Ebra, pour « Est, Bourgogne et Rhône-Alpes ». Dans son escarcelle (du nord au sud) : L’Est Républicain, Le Républicain lorrain, Les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), L’Alsace, Vosges matin, Le Bien public, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Progrès, Le Dauphiné libéré et Vaucluse matin.

04/08/2015 par Justine Brabant Arrêt sur images.net    Article disponible sur le site d’Arrêts sur images

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