Non à la casse du service public de l’audiovisuel

Article mis à jour le 16 octobre 2017

80 M€ de ressources en moins pour l’audiovisuel public dont 50 M€ pour France Télévisions. Cette réduction budgétaire frappe une entreprise déjà exsangue, qui a fait l’objet de multiples plans d’économie…

Préambule au CCE France télévisions : maltraitance d’Etat

Le chiffre est tombé, il devrait être confirmé ce mercredi 27 septembre en conseil des ministres à l’occasion de la présentation du projet de loi de finances pour 2018 : 80 M€ de ressources en moins pour l’audiovisuel public dont 50 M€ pour France télévisions.

Une entreprise exsangue
Cette réduction budgétaire frappe une entreprise déjà exsangue, qui a fait l’objet de multiples plans d’économie, et qui est engagée dans une chasse obsessionnelle aux ETP dans tous les secteurs, au siège, en région, dans les Outre-mer.
On en voit les effets aujourd’hui avec le combat des salariés des Locales de France 3, en lutte contre la suppression de leurs éditions, mais aussi au sein de la filière, à Lyon et Bordeaux, où le « pré-arbitrage » sur la répartition des fictions soulève une immense émotion.

Urgence sociale à France télévisions : la suppression des éditions locales, premier pas dans la casse sociale de FTV

Ce vendredi 22 septembre en Bretagne, le préavis déposé par la CGT contre la suppression de l’édition locale Iroise et soutenu par les autres organisations syndicales a été suivi par 65 % des salariés permanents. Dans la foulée, le CE a été suspendu.
Si la CGT n’a pas cosigné le préavis de grève national pour le 27 septembre, c’est parce que ça lui était légalement impossible.
En effet, un même syndicat ne peut pas déposer un préavis de grève sans respecter un délai de 5 jours francs, ne comprenant ni le jour de dépôt du préavis, ni le jour prévu pour la grève. Or le 21 septembre, à l’appel de la CGT et du Snj, un préavis de grève a été déposé à FTV contre les Ordonnances Macron qui vont mettre à bas des pans entiers de notre Code du travail.

Pour la direction de France 3 Bretagne, l’invisibilité d’Iroise est une aubaine

La direction de France 3 Bretagne présente la suppression de l’édition locale Iroise comme une nécessité impérative, dictée par le fait que de moins en moins de personnes la reçoivent, faute de sa présence sur les box internet.
En fait, ce problème de diffusion est un formidable effet d’aubaine que la direction a pris bien soin de cultiver.

Absence de négo avec les FAI
En évacuant d’emblée toute négociation régionale avec les fournisseurs d’accès à internet pour qu’ils reprennent le signal d’Iroise. Depuis des années, la direction s’abrite derrière une estimation de 6M€, qui correspondrait selon elle au coût national de reprise de l’ensemble des 18 signaux des locales excentrées sur les box mais aussi sur le satellite.
Or, on se rend compte que des chaines locales privées ont obtenu d’être diffusées régionalement sur les box pour un coût bien moindre.

Avant / Après Vos droits aujourd’hui et demain avec les ordonnances #LoiTravailXXL

Savez-vous quels sont vos droits et ce qu’ils deviendraient si les ordonnances étaient publiées ?
Seule la mobilisation, la grève et les actions collectives peuvent empêcher que ces reculs sans précédents ne deviennent des réalités.
C’est pourquoi la CGT vous adresse cette analyse et appelle à manifester le jeudi 21 septembre 2017.

« France télévisions : maltraitance d’Etat » Communiqué de la CGT FTV

Télécharger le communiqué « Sauvez les locales de FR3 » en PDF et en traitement de texte

Vidéo Sauvez les locales !

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