2 novembre : journée de l’ONU contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes

Article mis à jour le 7 novembre 2018

Communiqué du SNJ-CGT

En finir avec l’impunité : pour une Convention des Nations Unies en faveur de la protection des journalistes !

Malgré de nombreux protocoles, directives et propositions, les journalistes sont toujours quotidiennement confrontés aux menaces, et l’impunité continue d’aggraver la situation.

Au cours des six dernières années, plus de 600 journalistes ont été tués. Neuf cas sur dix restent impunis. L’impunité règne. Des centaines de journalistes sont emprisonnés et des journalistes sont quotidiennement attaqués, battus, détenus, harcelés et menacés. Les cyber-attaques, le piratage informatique, le harcèlement en ligne, en particulier des femmes journalistes, menacent de plus en plus la sécurité numérique, créant ainsi une crise de la sécurité pour les professionnels de l’information.

La journée des Nations Unies pour en finir avec l’impunité pour les crimes contre les journalistes a été adoptée le 18 décembre 2013 et marque le 2 novembre le cinquième anniversaire des meurtres de deux reporters de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés à Kidal, au Mali en 2013. Cette journée précède une autre date importante, le 23 novembre, qui commémore le massacre de Maguindanao en 2009 aux Philippines, lorsqu’au moins 32 journalistes avaient perdu la vie dans l’attaque la plus meurtrière jamais perpétrée contre un média.

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) milite pour l’adoption par les Nations Unies d’une convention internationale en faveur de la protection des journalistes. Membre de la FIJ, le SNJ-CGT est naturellement engagé dans cette campagne contre l’impunité. Témoignez de votre solidarité et votre soutien en rejoignant dès maintenant la campagne de la FIJ.

Veuillez trouver ci-dessous le communiqué de la FIJ ainsi que la campagne lancée par la FIJ

Cordialement

SNJ-CGT

Communiqué de presse

[Fédération internationale des journalistes]

Pour en finir avec l’impunité des crimes commis contre les journalistes

La journée des Nations Unies pour en finir avec l’impunité pour les crimes contre les journalistes a été adoptée le 18 décembre 2013 et marque le 2 novembre le cinquième anniversaire des meurtres de deux reporters de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés à Kidal, au Mali en 2013. Cette journée précède une autre date importante, le 23 novembre, qui commémore le massacre de Maguindanao en 2009 aux Philippines, lorsqu’au moins 32 journalistes avaient perdu la vie dans l’attaque la plus meurtrière jamais perpétrée contre un média.

Entre ces deux dates, du 2 au 23 novembre, la Fédération internationale des journalistes (FIJ), qui regroupe 600 000 membres à travers le monde, lance une campagne intitulée « Non à l’impunité ! ». Cette campagne mondiale vise à exiger des autorités ou autorités de facto des pays ayant le taux le plus élevé de meurtres et d’agressions de journalistes, d’enquêter sur ces assassinats et ces attaques et de traduire en justice leurs auteurs.

Selon les statistiques de la FIJ, 74 personnes ont déjà perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions depuis le début de l’année. A l’heure actuelle, seul un meurtre de journalistes sur 10 est résolu. La situation est encore pire pour les agressions qui ne sont pas mortelles.

L’impunité couvre les situations dans lesquelles les menaces, agressions et crimes contre les journalistes restent impunis. Il en résulte la peur, l’intimidation, la censure et l’autocensure qui mettent en péril la liberté de la presse, le droit du public de savoir, et laisse les victimes et leurs familles sans défense. L’impunité ne met pas seulement en danger les journalistes, elle menace la démocratie et compromet les espoirs de paix et de développement. Il existe des bases légales pour la protection des journalistes en tant que civils que les états ont l’obligation de mettre en place selon le droit national et international.

Notre campagne #endimpunity 2018 vise à dénoncer tous les crimes ciblant les journalistes, et qui restent impunis. Le meurtre est la plus haute forme de ces crimes mais toutes les attaques ciblant les journalistes restant impunies doivent être dénoncées. Ces six dernières années, plus de 600 journalistes ont été tués, 74 pour l’année 2018 toujours en cours.

Cette année, la campagne se penchera plus précisément sur les cas de l’Afghanistan, Malte, le Mexique, la République Démocratique du Congo et le Yémen. Le choix de ces pays s’est effectué en fonction d’un des critères suivants :

► Le niveau élevé et constant de la violence contre les journalistes ;
► L’incapacité systématique des autorités à combattre l’impunité ;
► La stabilité des gouvernements et la force relative de leurs institutions qui doivent permettre d’enquêter et de sanctionner les agresseurs de journalistes.

La FIJ milite pour l’adoption par les Nations Unies d’une convention internationale en faveur de la protection des journalistes. Membre fondateur de la FIJ, le SNJ est naturellement engagé dans cette campagne contre l’impunité. Témoignez de votre solidarité et votre soutien en rejoignant dès maintenant la campagne de la FIJ.

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