Les journalistes de La Réunion ne doivent pas être une cible des forces de l’ordre

Article mis à jour le 27 novembre 2018

Le 24 novembre dernier avait lieu une importante manifestation dans la ville du Port à La Réunion, département d’outre-mer touché depuis le 17 novembre par un mouvement social sans précédent depuis des décennies. Le défilé s’est conclu par un rassemblement devant l’entrée du dépôt de carburant et de gaz de La Réunion. Les forces de police ont eu l’ordre d’utiliser la force pour disperser les manifestants qui avançaient vers eux les mains en l’air.

Plusieurs journalistes se situaient alors dans une rue perpendiculaire à l’axe de l’affrontement, constituant donc un groupe isolé. Ces confrères d’Imaz Press Réunion et du Journal de l’île étaient à quelques dizaines de mètres des forces de l’ordre, et ont crié haut et fort « Journalistes » pour bien être identifiés. Malgré cela, ils ont été la cible d’un tir de grenades lacrymogènes venant des gendarmes. Sous la pression du gaz, ils ont dû s’éloigner du lieu de l’action. Une vidéo relatant ces faits a été mise en ligne.

Le SNJ-CGT dénonce l’usage de la force publique pour empêcher les journalistes de faire leur travail. Dans ce contexte social extrêmement tendu, le respect de la liberté de la presse est plus que jamais nécessaire afin que les citoyens puissent avoir le droit à l’information.

Montreuil, 27 novembre 2018

Crédit photo AFP

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