Mondadori France : au moins 700 emplois menacés

0  -  Article mis à jour le 22 octobre 2018

Rassemblement place du Palais-Royal
(devant le ministère de la Culture)

Jeudi 18 octobre, 9 h 30

L’éditeur italien Mondadori, contrôlé par la famille Berlusconi, a décidé de se débarrasser de sa filiale française et s’apprête à la céder au groupe Reworld Media, quitte à la brader.

 

Mondadori France est le troisième éditeur de presse magazine français. Il publie une trentaine de titres très divers : Pleine Vie, Science & Vie, Science & Vie Junior, Science & Vie Découvertes, Top santé, L’Ami des jardins, Modes & Travaux, Diapason, Réponses photo, Télé Star, Télé Poche, Grazia, Biba, Auto Plus, L’Auto-Journal, Sport Auto, Nous deux, Closer, Le Chasseur français…

Des magazines parfois centenaires, qui ont des millions de lecteurs fidèles et qui, chacun à sa façon, tiennent une place importante dans le paysage culturel et éditorial français.

Pourtant, l’éditeur italien Mondadori, contrôlé par la famille Berlusconi, a décidé de se débarrasser de sa filiale française et s’apprête à la céder au groupe Reworld Media, quitte à la brader.

Objectif : se concentrer sur son activité la plus rentable, l’édition de livres en Italie, conformément aux brillants conseils des analystes financiers.

Problème, le repreneur potentiel, Reworld Media n’est pas vraiment un éditeur de presse. Ce qui l’intéresse, c’est de transformer les lecteurs en contacts pour les annonceurs, en priorité sur les supports numériques (ça coûte bien moins cher et les données peuvent être exploitées à l’infini). Autant dire que la qualité éditoriale, la rigueur de l’information, la satisfaction des lecteurs sont le cadet de ses soucis.

En 2014, Reworld a repris 8 magazines dont Lagardère voulait se séparer. Un an après, 90 % des salariés transférés avaient été poussés dehors. Et, depuis, ce sont des sous-traitants qui conçoivent et réalisent au rabais ces magazines, devenus par ailleurs de simples vitrines commerciales sur Internet, quand ils n’ont pas disparu. Les services transversaux, indispensables au fonctionnement d’une entreprise de presse, sont, eux aussi, largement externalisés.

Si la cession à Reworld se réalise, 700 emplois CDI ainsi que ceux de centaines de pigistes et précaires seront directement menacés.

Au-delà, compte tenu du poids de Mondadori dans la presse écrite, c’est toute la filière, déjà très ébranlée, qui en subirait les effets, des imprimeurs aux kiosquiers.

Les pouvoirs publics doivent se saisir de ce dossier. A nous de les interpeller !

NOUS NE LAISSERONS PAS DÉTRUIRE NOS JOURNAUX ET NOS EMPLOIS

Rassemblement place du Palais-Royal
(devant le ministère de la Culture)

Jeudi 18 octobre, 9 h 30

 

L’intersyndicale CFDT-CGC-CGT-FO-SNJ Mondadori France

Contact : mondadoridebout@gmail.com

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