La mutualisation ne constitue pas un projet d’entreprise

Article mis à jour le 28 août 2017

 

Lors des dernières séances du comité d’entreprise, les représentants du personnel ont à plusieurs reprises demandé à la direction de présenter son projet d’entreprise pour les DNA.

A nouveau, la direction a répondu : mutualisation.

La mise en commun d’articles et de photos ne peut tenir lieu de projet d’entreprise.

La mutualisation, c’est une méthode de réduction des effectifs et des coûts ; il n’y a pas l’ombre d’un projet de développement du titre, pour l’édition imprimée ou pour l’édition en ligne.

D’autre part, la mutualisation, comme à Colmar, est imposée à des équipes, tout en faisant porter les responsabilités des décisions et des choix sur les individus.

Nous rappelons que tout changement d’organisation doit préalablement à sa mise en place être présenté aux représentants du personnel, au CE comme au CHSCT, ce qui n’est pas fait, malgré les demandes réitérées des représentants du personnel.

Que reste-t-il du statut des journalistes, quand une équipe ne peut plus choisir ses sujets, parce que les choix de couverture sont fixés en amont, par des échanges préalables entre les hiérarchies des deux titres ?

Assez récemment, l’interview et la conférence de presse d’arrivée de l’archevèque de Strasbourg ont échappé aux reporters du service région des DNA.

Enfin, les mutations de journalistes d’un titre à l’autre se déroulent dans la plus totale opacité, au gré des humeurs des chefs, selon des habitudes dignes des cours monarchiques.

L’uniformisation de l’info régionale réalisée dans l’opacité (quelle communication en direction des lecteurs ? quelle information aux salariés des deux titres ?) fait aussi peu de cas des deux cultures d’entreprises.

Nous demandons à la direction de s’engager maintenant sur de véritables projets de développement pour les DNA. A moins que son projet ne se résume à accompagner le déclin du titre.

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