Loi Bichet : la réponse de Philippe Martinez à Nicolas Beytout

0  -  Article mis à jour le 30 mai 2019

Dans une « lettre ouverte à Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT » publiée le 21 mai, Nicolas Beytout, directeur du « quotidien libéral » L’Opinion, glose sur  « l’absurdité à faire grève ». Il écrit ainsi que « la CGT a décidé d’empêcher la parution des quotidiens, ce mercredi 22 mai, pour protester contre la loi portant réforme de la vente en kiosque. Y a-t-il chose plus absurde que de dire à tous ceux qui continuent à aimer le papier journal, l’odeur de l’encre d’imprimerie et le froissement des pages : « Pour sauver la vente en kiosque, aujourd’hui, vous devrez vous rabattre sur la version web de votre quotidien » ? Vider un kiosque pour le sauver, quelle incongruité.

Ce qui se joue aujourd’hui, Monsieur, c’est la fin du principe d’égalité et de solidarité hérité de la Libération, mis en place par la loi de 1947, dite Bichet.

Philippe Martinez lui répond à son tour dans une lettre ouverte. Outre la défense de « l’action de grève », l’arme de « celles et ceux qui n’ont que ce moyen pour se faire entendre face à des directions d’entreprises et des choix politiques bien plus soucieux de rentabilité financière que de pluralisme de la presse », le secrétaire général de la CGT rappelle que « ce qui se joue aujourd’hui, Monsieur, c’est la fin du principe d’égalité et de solidarité hérité de la Libération, mis en place par la loi de 1947, dite Bichet ». »En effet, elle confiait la distribution de la presse à des coopératives d’éditeurs, lesquelles devaient accepter tous les titres. Avec le nouveau projet, n’importe quelle société, placée sous l’autorité d’un organe de régulation, distribuera à sa guise les journaux. Et les marchands de presse auraient la possibilité de refuser les titres dont ils ne veulent pas », conclut-il.

Lire la lettre ouverte de Nicolas Beytout à Philippe Martinez.

Télécharger la réponse de Philippe Martinez à Nicolas Beytout.

 

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